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du Capitaine Carteret. 199
autre communication avec la mer au Sud du Cap De-fcado ( Déliré ). Le Maître nous dit qu’il s’étoit avancéà. quatre milles dans un bateau , & qu’alors il n’étoitsûrement pas éloigné de plus de quatre milles del’Océan occidental; cependant je vis toujours une largeentrée au S. O. : le débarquement eft bon par-tout,on peut y faire facilement du bois & de l’eau , & ily a des moules & des oies fauvages en abondance.
De la côte feptentrionale de l’extrémité Oueft dudétroit de Magellan 3 qui eft fituée à - peu - près au<,i d Ÿ latitude S. jufqu’au 48 d la terre , c’eft-à-dire, la côte Oueft du pays des Patagons, porte N. &S. Elle eft entièrement compofée d’Ifles coupées parla mer , parmi lesquelles fe trouvent celles que Sharpappelle Ifles du Duc d’York. Il les a placées à unediftance confidérable de la côte , mais s’il y avoit plu-fieurs Ifles dans cette Situation , il eft impoflîble quele Dauphin, la Tamar ou le Swallow 3 ne les eufl’entpas vues , puifque nous avons navigué les uns & lesautres à-peu-près fur le méridien où on les fuppofe.Jufqu’à notre arrivée dans cette latitude nous eûmesun aiïez bon tems, & nous ne rencontrâmes que peuou point de courants ; mais lorfque nous fûmes par-venus au Nord du 48 d , nous trouvâmes un courantfort qui avoit fa direftion vers le Septentrion , de forteque nous entrions probablement alors dans la grandebaie qui a , dit-on , quatre-vingt-dix lieues de profon-deur. Nous y eûmes une grande houle du N. O., &des vents qui fouftloient en général du même rumb ;
Ann. 1767.Avril.