Voyage
Ann 1767.Avril.
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La petite baie où nous étions a l’ancre, eft fituéeàenviron trois lieues E. 4 S. E. du Cap Pillar. C’efl lapremière plage qui ait quelque apparence de baie endedans de ce Cap , qui gît au S. ; S. E. , k environquatre lieues de l’Ifle que Sir Jean Narbourough aappelle Wejhninjler- Hail, k eau Te delà reflemblancequ elle a de loin avec ce bâtiment. La pointe occi-dentale de cette baie , qui eft coupée perpendiculaire-ment comme la muraille d’une maifon , eft facile k re-connoître. Il y a trois Ifles à deux encablures en-dedans de fon entrée , & en-dedans de ces Ifles ontrouve un très bon havre, avec un mouillage par& 30 brades , fond de vafe molle. Nous mîmes àl’ancre en dehors de ces îfles ; le paliage qui efl entre-elles n’a pas plus d’un quart d’encablure de largeur;notre petite baie avoit environ deux longueurs de ca-ble de large ; les pointes portent E. & O. de l’uneà l’autre: la fonde donne 16 à 18 brades dans l’inté-rieur , mais la mer efl [lus profonde à l’endroit ounous étions. Nous axions une ancre par 17 bradés &l’autre par 45 , & ertre les deux plufleurs brifans & desrochers. Un vent très-fort nous faifoit ch a fier & lefond étant très-dangereux , nous craignions a chaqueinflant que nos cables ne fuflènt coupés. Lorfque nousles relevâmes , nous fûmes fort furpris de voir qu’ilsn’étoient endommagés par aucun endroit , quoiquenous ne les puffions dégager qu’avec peine d’entre lesrochers. J_,a terre efl par-tout élevée autour de cette baie& du havre, & comme un courant porte continuelle-ment vers la côte, je ne doute pas qu’il n y ait quelque