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Ann. 1767.Février.
194 Voyage
dans la Grande-Bretagne , j’examinerois la côte orien-tale des Patagons, ou que j’entreprendrois défaire tou-tes les autres découvertes qu’il voudroit m’indiquer.Enfin je lui dis que s’il croyoit avoir bcfoin pour faireréufiir le voyage des connoiflances que j’avois acquifesdans les mers du Sud, j’étois prêt d’aller avec lui àbord du Dauphin , & d’abandonner le commande-ment du Swallow à fon premier Lieutenant dont jeremplirois la place , ou de faire le voyage moi feulavec le Dauphin , s’il vouloit remmener en Europe leSwallow y mais le Capitaine Wallis perfifta toujours dansl’opinion , que d’après les ordres que nous avions reçusles deux vaiffeaux dévoient continuer leur route fans feféparer.
Le Swallow étoit alors en fi mauvais état qu’enportant toutes fes voiles , il ne pouvoir pas faire au-tant de chemin que le Dauphin avec fes huniers à unfeul ris. Nous marchâmes pourtant de conferve juf-Avril. qu’au 10 Avril, quand nous apperçûmes l’entrée occi-dentale du détroit & la grande mer du Sud. Jufques-là , je m’étois tenu en avant fuivant les dire&ionsqu’on m’a voit données, mais alors le Dauphin fe trouvantprefque à notre travers, iPenvergua fa mifaine qui luifit bientôt gagner le pas ; & fur les neuf heures dufoir , comme il ne nous montroit point de fignaux,nous le perdîmes de vue. Nous avions une jolie brifeEft , dont nous profitâmes le mieux qu’il nous futpofïible pendant la nuit, portant toutes nos petitesvoiles , & même les boute-hors du grand perro-quet malgré le danger auquel nous nous expo-