192.
Voyage
Ann. 1766,Septemb.
Novemb.
Décemb.
J’/tois convaincu que l’on m’envoyoit à une ex-pédition que le Swallow 6c Ton équipement n’étoientpas en état d’accomplir ; mais je réfolus à tout évè-nement de faire mon devoir , le mieux qu’il me feroicpollible.
Nous continuâmes notre route, & il ne nous ar-riva rien digne d’être rapporté , jufqu'à ce que nousmîmes à l’ancre à la hauteur du Cap de la Vierge-Ma rie, où nous vîmes les Patagons dont j’ai fait ladefcription dans une lettre au Doèteur Matty publiéedans le foixantième volume des Tranfaétions Philofo-phiques. Il feroit inutile de la répéter ici, d’autant plusqu’elle eft conforme en général à celle qu’ont donnéele Commodore Byron & le Capitaine Wallis.
Lorsque nous entrâmes dans le détroit, oh m’or-donna de marcher en avant du Dauphin 6c de laFlûte afin de les piloter au milieu des bas - fonds ;mais mon bâtiment manœuvroit fi mal qu'il nous étoittrès-rarement pollible de le virer lans le fccours d’unbateau qui nous touât; cependant après bien des tra-vaux ôc bien des dangers nous mîmes à l’ancre dansle Port-Famine le 7.6 Décembre. Nous démontâmesalors notre gouvernail pour .y ajouter une pièce debois , j’efpérois qu’en le rendant plus large, le vaifleaus’en trouveroit mieux ; cette opération 11 e répondit pasà mon attente.
Après avoir effiuyé de nouveaux périls êc de nou-velles difficultés pour aborder dans la baie à’IJland,
où