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1 (1774)
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190
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190 Voyage

:ï déferteurs ne sétoient pas quittés jufquà ce quilsAnn. 1766. f u ff ent p r ès de la houle qui brife avec violence fur leSeptemb. r ' lva ^ Q ^ qualors un deux effrayé du bruit des va-gues sen étoit revenu en nageant près du vaiffeauil avoit été pris à bord , mais que les autres avoienteu le courage de fe hazarder au milieu des flots. Commela perte de ces hommes auroit eu pour nous des fuitesfunefles , jécrivis fur le champ au Conful pour leprier de maider à les recouvrer ; -je navois pas encorefini ma lettre, lorfquil me fit dire quau grand éton-nement des Naturels du pays on venoit de les trouvernus fur le rivage , quon les avoit mis en prifon &quon nattendoit que mes ordres pour les renvoyer.Je dépêchai un bateau , & dès que jappris quils étoientarrivés, jallai fur le pont. Je fus charmé de voir lerepentir fur leurs vifages , & je fus intérieurement portéà ne pas leur infliger une. punition à laquelle ils fem-bloient difpofés à fe foumettre de bon cœur , pourexpier leur faute. Je leur demandai ce qui avoit pules porter à senfuir du vaiffeau & quitter le fervicede leur patrie , au rifque dêtre dévorés par les gou-lus , ou déchirés en pièces par la houle qui battoit furla côte. Ils répondirent que quoiquils- euffent courutant de dangers en nageant vers la grève,ils navoientjamais eu intention de déferter le vaifleau quils étoientréfolus de ne pas quitter tant quil pourroit naviguer,mais que fachant bien quils entreprenoient un longvoyage dont perfonne nétoit afluré de revenir , ilsavoient jugé quil feroit un peu dur de navoir pas uneoccafion de dépenfer leur argent , & sétoient déter-minés à boire encore une bouteille deau - de* vie &