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1 (1774)
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181
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Capitaine Byron. i8r

avoit pas long-tems quun autre vaiffeau, qui sétoitapproché de cette partie de la côte , avoit vu comme Ann. 1766.moi cette grande fumée , quoique cette terre , quon ^ evrierfuppofoit être une Ifle , fût inhabitée; il mapprit a cefujet quil y avoit près de deux ans que deux vaiffeauxHollandois de la Compagnie des Indes avoient faitvoile de Batavia pour le Cap, & que jamais on nenavoit eu de nouvelle , il foupçonnoit que lun de cesdeux vaiffeaux , ou même tous les deux , avoient faitnaufrage fur cet endroit de la côte , & que les fuméesquon avoit apperçues venoient de ces malheureux quisy étoient perdus ; & il ajouta quon avoit déjà en-voyé plufieurs fois des bateaux pour éclaircir ces con-jeéïures , mais que la mer brifoit fur la côte avectant de furie , quils avoient été forcés de revenir fansofer y defcendre. Je fus touché du récit dune fi triffeaventure, & je regrettai de nen avoir pas été infor- auparavant; car jaurois fait tous mes efforts pourtrouver ces infortunés , & les tirer dun lieu ou ilsdoivent probablement périr de misère.

Le Cap eft une excellente relâche pour les vaiffeauxqui doivent doubler cette pointe méridionale de lA-frique. Le climat en eft très-frais , la campagne très-belle, & lon y trouve en abondance des rafraîchiffe-mens de toute efpèce. Le jardin de la Compagnie eftun endrpit délicieux : à lun des bouts de ce jardin, eftune ménagerie qui appartient au Gouverneur; il né-pargne rien pour la remplir dun grand nombre dani-maux curieux & rares : jy ai vu trois belles autruchesôc quatre zèbres dune taille extraordinaire. Nos gens,