Ann- 176 y.No verni).
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cieufe aux habitans. On conçoit que la ville étant bâtiefur un terrein marécageux , les canaux (ont neceffaircspour l’écoulement des eaux ; mais les arbres qui lesembellirent , gênent la circulation de l’air , & s’op-pofent à la dilperlion des vapeurs qui s’en élèvent.
IL n’efl: guère de ville en Europe plus peuplée.Batavia femble être le centre de réunion de toutesles nations : les Hollandois , les Portugais , les Chi-nois , les Perlans, les Maures , les Malais , les Javanshabitent cette ville & compofent la fociété. Les Chi-nois ont un quartier féparé. Ce font eux qui y fontle plus grand commerce : car il arrive annuellementdans cette rade dix ou douze grolfes jonques de laChine. C’eft en grande partie à la richeffe de ce com-merce qu' ’eft due l’opulence dont les Hollandois jouif-fent à Batavia. Si la variété des plaifirs , la bonnechère , & les produ&ions de la terre les plus capablesde flatter le goût, concourent a rendre ce léjour agréa-ble , la jouiifance en efh troublée par une infinité d’in-fe&es vénimeux qui ne vous briffent aucun repos. Sesdehors approchent de la magnificence des environs deLondres. On y eft fur-tout frappé de la beauté deschemins , embellis d’un côté par un canal, qu’ombra-gent des rangées de grands & fuperbes arbres ; & au-delà de ce canal, navigable pour de très-grofîes bar-ques , les maifons de campagne des habitans offrentun coup-d’œil enchanteur. Ils réfident, autant que lesaffaires peuvent le leur permettre , dans ces bellesrnaifons de plaifance où ils refpirent un air plus pur
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