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Capitaine Byron. 377
-& plus falubre que dans la ville. Le luxe y eft a un :tel degré , que c’eft prefqu’un déshonneur que d’yêtre à pied.
Impatient de quitter Batavia où nous étionsarrivés le 28 Novembre , je preflois notre expédition.
Dès que nous eûmes embarqué les rafraîchilfemens,une provifion de riz & d’arrack pour le relie duvoyage, nous appareillâmes; & le 10 Décembre nous Décemb.fîmes voile de cette rade. Le fort nous falua d’onzecoups de canon , & le vailfeau amiral de treize, quifurent rendus de mon bord. Nous reçûmes aulli lefalut d’un vaifl’eau Anglois. Nous gouvernâmes furl’Ille du Prince qui ell dans le détroit de la Sonde ;
& le 14 nous y vînmes mouiller. Dans ce pafl’age ilnous vint de la côte de Java des canots chargés detortues ; ils nous en fournirent une fl grande quan-tité , qu’on ne fervoit rien autre chofe aux deux équi-pages. Nous reliâmes à l’ancre jufqu’au 19 devantl’ille du Prince , où nous ne vécûmes encore que detortues , que les habitans de l’ifle nous vendoient àtrès-bon compte. Après y avoir fait de l’eau & dubois, autant que nous pûmes en prendre, nous mîmesà la voile , & avant la nuit nous avions doublé lapointe de l’IHe de Java. Ce fut alors qu’une fièvreputride parut fe développer avec fureur dans nos équi-pages ; trois de mes matelots en moururent, & plu-fieurs autres furent fi malades qu’on les jugeoit fansefpérance. Cependant nous n’avions pas perdu unfeul homme à Batavia ; ce qui fut regardé , malgréTome J . Z