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Capitaine Byron. 175>
fcul malade dans les deux équipages ; mais iachantque l’air y eft plus malfain qu’en aucun endroit des Indes,dans la faifon des pluies qui droit prochaine , & queFarrack y eft très-commun, je réfolus d’en partiraufti-tôt que nous ferions prêts à remettre en mer. Jedefcendls pour faire vifite au Général ; mais il étoit à lamaifon de campagne , qui eft a quatre milles environde Batavia : je trouvai cependant un Officier , qu’onnomme le Sabandar & qui eft l’introduffeur des Etran-gers. lime propofa obligeamment de me conduire chezfon Excellence , fi je l’aimois mieux que d’attendre fonretour. J’acceptai fes offres & nous partîmes fans diffé-rer. Le Général me fit le plus gracieux accueil , & melaifî’a le choix de chercher un logement dans la ville, fi jene voulois pas en prendre un à l’hôtel. Cet hôtel eft unegrande & belle maifon, que le Général afferme à unparticulier , avec le privilège excîufif de loger tous lesEtrangers*, qui font toujours en très-grand nombre. Unhabitant qui oferoit donner un fit à un Etranger, nefût-ce que pour une feule nuit, payeroit une amendede 500 rixdales ; ce qui fait près de livres , mon-
noie de France. Il eft peu de grands édifices à Batavia ,mais les mailons joignent a la régularité de la conf-truclion tout ce qui peut en rendre l’intérieur agréable& commode. Les rues font larges , bien percées , &la plupart traverfées par des canaux bordés de grandsarbres des deux côtés. Ces canaux ,• qui lui donnentl’apparence des villes de Hollande , font fans doutecommodes pour les négocians, qui peuvent faire con-duire par eau les marchandifes devant leurs portes,mais ils doivent auffi entretenir une humidité perni-