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1 (1774)
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157
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du Capitaine Byron. 157

vents feroient plus ou moins forts , il ne fût jamaisallez lâche pour porter fur le fond , &. cet expédientréuflic au gré de mon attente,

Ann. 176 $,Août.

D ans les Syçygies , la mer devient en cét endroitprodigieufement greffe : je navois pas encore vu desvaiffeaux à lancre éprouver des roulis de cette force ;nous fûmes un jour affaillis par des lames qui, chafféespar un vent dOueft, étoientli terribles & brifoient avecune telle furie fur le récif, que je fus force de remettreen mer & dy refter près de huit jours ; car , fi notrecable sétoit coupé dans la nuit, & que le vent fût venudu large , comme cela arrivoit fouvent, rien nauroitpu empêcher le vaiffeau dêtre jetté fur les roches , &de sy brifer.

Comme jétois attaqué du feorbut, je fis dreffer matente lur le rivage, je pris ma réfidence; jy fis auffi.établir la forge de larmurier, & lon commença àréparer toutes les ferrures des deux vaiffeaux. Nousfûmes bientôt convaincus que lîlîe produifoit des li-mons, des oranges ameres, des cocos, le fruit-à-pain ( a ),des goyaves & quelques autres fruits ; mais il fut im-poflible dy découvrir des melons deau, de Pofeiîle nidautres plantes anti-feorbutiques.

Du R a n t notre navigation , il ne nous étoit pasmort un feul homme dans les deux équipages, malgréles cruelles fatigues que nous avions éprouvées, &c ladiverfité des climats que nous avions parcourus; mais

(a) On trouve dans le Voyage du Lord Anfon une defeription dece fruit, pag. 80, yol. II.