i jé Voyage
mM m-aM*****em notfe débarquement aufli mouillés que fi
Ann. 1 7 6 S . nous nous fuflions plongés dans l’eau , & fi harraffiés
Jmlkt. e nous pouvions à peine nous foutenir. J’envoyaiauflitôt quelques hommes pour rapporter le taureauqu’on avoit tué ; nos gens , pendant notre abfence ,s’étoient occupés à drelfer des tentes & à tranfporternos malades à terre.
ï Août. Le lendemain premier Août, fut employé à drefferde nouvelles tentes, à defcendre fur le rivage nos piè-ces à l’eau , & à nettoyer le puits deftiné à l’aiguade.Je penfe que ce puits eft le même où le Centurion fitfon eau ; c’étoit fans contredit le plus mauvais quenous euffions encore trouvé depuis que nous étions enmer : l’eau en étoit faumâtre & toute pleine de vers.La rade , où nous étions à l’ancre , étoit on ne peutpas plus dangereufe dans cette faifon ; il n’y avoit qu’unfond de fable qui couvre de groffes maffes de corail ;& , comme l’ancre n’a point de tenue fur le fable, oneft expofé continuellement au danger de voir fes ca-bles coupés par des coraux durs & tranchans. Pourprévenir cet accident , autant qu’il étoit pofiible , jefis garnir les cables, & y attacher de diftance en dis-tance des tonneaux vuides, pour les faire flotter 6c em-pêcher leur frottement fur les coraux. J’ufai encored’une autre précaution dont l’expérience m’avoit faitfentir l’utilité : j’avois d’abord affourché ; mais obfer-vant que les cables étoient fort endommagés, je ré-folus de ne plus mouiller que fur une leule ancre, afinqu’en filant le cable ou en virant deflùs, félon que les