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1 (1774)
Entstehung
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155
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du Capitaine Byron. i y y

par lémail des fleurs , & quaniment de nombreuxtroupeaux qui y paillent en liberté: nous étions im- Ann.patiens de jouir de la vue de cette délicieufe con- -Juillet,trée , dont on trouve une defcription fl intéreffantedans le voyage du Lord Anfon. Cependant lobjet leplus important étoit de nous procurer du bétail, quinous devenoit de première néceflité; mais le bois étoitfi épais , fi embarraffé de broffailîes , que nous nevoyions pas à deux toifes devant nous ; & que , pourne pas nous perdre dans une forêt prelque imprati-cable , nous étions obligés de nous appeller les unsles autres. Lexceflive chaleur nous avoit fait partiren chemife, fans autres vêtemens que nos longues cu-lottes & nos fouliers , qui en un moment furent enlambeaux. Nous parvinmes néanmoins avec des pei-nes infinies à traverfer ces bois ; mais, à notre grandefurprife , la contrée soffrit à nos regards fous unafpeét bien différent du tableau quon nous en avoitfait. Les plaines étoient entièrement couvertes derofeaux & de buiffons qui sélevoient, en plufieurs en-droits , plus haut que nous, & par-tout au moinsjufquk la ceinture ; nos jambes continuellement cm-baralfées dans ces efpèces de ronces étoient toutesdéchirées. Durant cette marche, nous étions couvertsde mouches de la tête aux pieds ; fi nous voulionsparler, nous étions sûrs den avoir la bouche pleine ,

& plufieurs nous entroient jufques dans la gorge.

Après avoir marché ainfi lefpace de trois ou quatremilles , nous apperçûmes un taureau que nous tirâ-mes \ & un peu avant la nuit, nous revinmes à len-

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