du Capitaine Byron. 147
le nom de Maluita , placée à près d’un degré à l’Eftde la grande Me Sainte-Elifabeth , la principale des AN jV 76 *Ides Salomon y mais ayant été depuis convaincu ducontraire, je l’ai nommée, l’IJlc du Ducd } Yorck. Jepenfe que cette Ille n’avoit pas encore été reconnue.
La polition que les cartes Françoifes donnent auxMes Salomon n’eft fondée fur aucune autorité ; Quiroseft le feul qui prétende les avoir découvertes ; & jedoute qu’il ait laifle des détails qui puilfent fervir à lesfaire reconnoître par d’autres Navigateurs.
J e continuai de courir fur le parallèle de ces Mesjufqu’au 29 , qu’étant par 10 d à l’Oueft de la pofitionqu’on leur affigrie dans les cartes, je fis voile au Nord ,dans le deffein de traverfer la ligne, & de diriger en-fuite ma route fur les Ifles des Larrons , que j’efpéraiencore atteindre avant que nous manquaffions absolu-ment d’eau. Nous nous trouvions alors par les 8 d13 ' de latitude S., & 176 d 20' de longitude O. Ladéclinaifon de l’aiman étoit de 10 d 10 ' à l’Eft.
Le 2 de Juillet , nous vîmes de nouveau quantité Juillet,d’oifeaux voler autour de nous ; & à quatre heuresaprès-midi , nous eûmes connoiffance d’une Me quinous reftoit au Nord , & à la diftancc d’environ fixlieues. Nous courûmes deffus jufqu’au crépufcule dufoir, qu’en étant encore à près de quatre lieues, nouslouvoyâmes à petites bordées durant la nuit. Auxpremiers rayons du jour , cette Me nous préfenta uncoup - d’œil charmant ; elle eft baffe & unie , cou-verte d’arbres entre lefquels les cocotiers fe fontremarquer aifément ; mais des lames qu’on voyoit
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