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1 (1774)
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146
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146 Voyage

-. la Tamar, mais nous ne lapperçûmes quune heure

Ann. 176$. après.

Juin. r

Ir ne nous arriva rien de remarquable jufquau iq,qu'a dix heures du matin, nous apperçumes une autreIfle dans le S. S. O. diftantede fept à huit lieues. Nouscourûmes deflus. A mefure que nous en approchâmes,nous vîmes fes côtes sabaifler jufquau niveau de lafurfacc de la mer ; la verdure & les cocotiers qui ycroiflent en abondance , en rendent lafpect très-agréa-ble , & un grand lac en baigne lintérieur ; en cela ellerefTemble à lIfle du Roi George: elle a près de trentemilles de circonférence. Ses bords font marécageux ,& la mer brife , dune manière terrible fur tout lerivage. Nous en prolongeâmes les côtes ; & arrivésau vent de rifle , je fis mettre nos canors dehors pourreconnoître les fondes, & trouver un mouillage; &nayant point trouvé de fond , je les renvoyai avecordre de defeendre à terre , sil étoit pofiible, afin denous procurer quelques rafraîchiffemens pour les ma-lades. Ils abordèrent avec beaucoup de peine, & rap-portèrent près de 200 noix de cocos, qui, dans notrefituation , nous parurent dun prix ineftimable. Ceuxqui montoient les canots rapportèrent quils navoientrien vu dans lIfle qui pût faire croire quelle eût jamaisété habitée. Ils y trouvèrent des milliers doifeaux demer.. Ils étoient fi peu ombrageux quils fe laifloienttuer fur leurs nids , quils conftruifent au haut desarbres , mais on napperçut aucun quadrupède. Je fusdabord tenté de croire , que cette Ifle étoit la memeque celle quon défigne dans le Neptune François 3 fous