du Capitaine Byron. 145
contrée, fans pouvoir en prendre une plus exaéte con-noiflance, à caufe des brifans qui, s’étendant au largedans toutes les directions , expofoient à beaucoup plusde rifques que la defcente ne pouvoit promettre 'd’a-vantages. Je crus d’abord que c’étoit une partie desIfles Salomon , & j’efpérai en rencontrer quelquesautres d’un plus facile accès.
Ann. 176J.Juin.
La chaîne de rochers , que nous découvrîmes enapprochant de ces Mes', fe trouve par les io d î^' delatitude auftrale , & 169 d 28' de longitude occiden-tale ; elle eft au N. 76 d 48' O. de l’Me du Prince deGalles , & à la diftance de 3<52 lieues. Les Mes fontau O. N. O. de ce récif, dans un éloignement deneuf lieues, i Je les nommai les Ijles du danger , & jem’en éloignai dans la direétion du N. O. ~ O.
La vue de cette chaîne de brifans me fit crain-dre de fréquentes allarmes dans la nuit , & j’enavertis mes Officiers , qui la pafsèrent fur le pont àobferver ; cette précaution étoit d’autant plus nécef-faire, que nous eûmes toute la nuit de violens coupsde vent, accompagnés de pluie. Vers les neuf heuresje rentrai dans ma chambre, & prefqu’au même inftantj’entendis un grand bruit au-delTus : j’en demandai lacaufe j & l’on m’informa que la Tamar , qui étoit del’avant, avoit tiré un coup de canon, & que nos gensdécouvroient des brifans fous le vent à nous : je courusfur le pont , & je m’apperçus bientôt que ce qu’onavoit pris pour des brifans , n’étoit autre chofe queles ondulations de la lune à fon couchant, qui per-çoient à travers un léger nuage. Nous courûmes furTomcI. T