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C A PI T A I NE ByRON. X 3 I
gnit Tes compagnons : un autre mit ia main fur lacorne du chapeau d’un Quartier-Maître, mais r.e fa-chant comment s’en emparer, il le tira à lui aulieu dele lever , ce qui donna le tems au Quartier-Maîtred’empêcher qu’on ne le lui enlevât ; fans cela ilauroit fans doute difparu avec la même promptitudeque la vefte. Nos gens fouffroient cela avec patience ,& les Infulaires triomphoient dans leur impunité.
N’ayant pu réuflir à trouver un mouillage en cetendroit, vers midi nous continuâmes de prolonger la côtepour gagner la pointe la plus occidentale de l’Ifle. Nosbateaux nous fuivirent & fondèrent le long du rivage,mais fans trouver de fond. Lorfque nous eûmes amenécette pointe , nous vîmes une autre lfle qui nous ref-toit au S. O. f O. , diftante d’environ quatre lieues ;alors nous avions dépafle de près d’une lieue rifle oùnous avions laiffé les Infulaires; mais ils n’étoient pasfatisfaits de s'être cirés tranquillement d’avec nous :j’apperçus deux doubles pirogues très-grandes, qui ve-noient à la voile fur nous. Dans chacune de ces piro-gues étoient trente Indiens , tous armés à la manièredu pays. Nos canots fe trouvoient allez loin fous levent à nous, & les pirogues, pafîant entre le vaifleau& le rivage , paroifîoient très - empreflees d’aller lesattaquer. Je fis lignai à nos canots de leur donner lachaffe ; & à l’inftant ils coururent fur les pirogues :les Indiens les voyant venir à leur rencontre prirentl’épouvante; ils amenèrent à l’inftant leur voile , &ramèrent vers la terre avec une vîteflè furprenante.Arrivés près du rivage, ils pafsèrent à travers la houle
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