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1 (1774)
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125
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Capitaine Byron.

plus vivement le malheur den être privés. Il eft bienvrai que leur fituation nétoit pas plus fâcheufe, que fila diftance feule & non une chaîne de rochers les eûtempêchés datteindre k ces biens fi défirables. Ces deuxgenres dobrtacles étant également infurmontables, deshommes fournis k lempire de la raifon nauroient pas être plus affeêfés de lun que de lautre ; mais cétoitune de ces fituations critiques, la raifon ne peut ga-rantir les hommes de la force que limagination exerceperpétuellement pour agraver les calamités de la vie.

Informé de la profondeur des eaux, je ne pusmempêcher de faire le tour de lIfie, quoique je fulfequil fût impoffible de fe procurer aucun des fruitsquelle produifoit. Tandis que nous en prolongionsles côtes , les naturels accoururent fur la plage , enpouffant des cris & en danfant; fouvent ils sappro-choient du rivage, agitoient leur longues piques dunair menaçant, fe jettoient enfuite k la renverfe, &demeuroient quelques inftans étendus fans mouvement& comme sils euffent été morts ; ce qui figaifioitfans doute quils nous tueroient fi nous tentions la def-cente. Nous remarquâmes en côtoyant le rivage, queles Indiens avoient planté deux piques dans le fable 3au haut defquelles ils avoient attaché un morceau dé-toffe qui flottoit au gré du vent , & devant lequelplufieurs dentreux fe profternoient à chaque infiant,comme sils euffent invoqué le fecours de quelquêtreinvifible, pour les défendre contre nous. Durant cettenavigation autour de Pille, javois renvoyé nos bateauxpour fonder une fécondé fois le long du rivage ; mais