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Capitaine Byron. 113
Le 31 , les vents varièrent du N. ~ N. O., au N.
O. i O. Alors les oifeaux furent en très-grand Ann. 176/.nombre autour du vaiffeau. Cette circonftance &c aula difpofition de ces énormes lames du Sud , mefirent juger que nous n’étions pas éloignés de laterre. Nous obfervions avec toute l’exaditude imagina-ble , car le fcorbut faifoit journellement de nouveauxprogrès.
Ce ne fut que le 7 Juin , qu’étant par les i4 d 5' j u i n ,
S. , & 144 d 58' de longitude O., nous eûmes con-noiffance de la terre à une heure du matin. La varia-tion de l’aiguille fe trouvoit être de 4 d 30' E; jeferrai le vent à petites voiles jufqu’au jour, & nousvîmes alors dans l’O. S. O., à la diftance d’environdeux lieues, une petite Ifle baffe : bientôt nous ap-perçûmes au vent à nous, une autre Ifle qui nousreftoit E. S. E., entre trois & quatre lieues de dif-tance ; elle paroiffoit plus confidérable que la pre-mière que nous avions vue, & dont nous avions ététrès-près dans la nuit.
Je gouvernai fur la petite Tfle, dont l’afpeét, àmefure que nous en approchions , offroit une rianteperfpeéfive ; tout autour régnoit une plage d’un beaufable blanc : l’intérieur eft planté de grands arbresqui, en étendant leurs branches touffues, portent auloin leurs ombres, & forment, fans arbriffeaux , lesbofquets les plus délicieux qu’on puiffe imaginer. CetteIfle paroiffoit avoir près de cinq lieues de circonfé-rence ; d’une pointe k l’autre s’étendoit une barre,fur laquelle la mer écumoit avec fureur ] & de grof-
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