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O Y A G E
—— foulager le vaifleau, que pour trouver les vents aîifés. LeAnn. 1.76 f C orbut commençoit a le manifefter dans les équipages ,31 & j’eus le chagrin d’en voir mes meilleurs matelots atta-
qués. Ce même jour, pour la première fois, nous prîmesdeuxbonnites , & nous apperçûmes plufieurs compagniesde cesoifeaux qu’on rencontre fous le tropique ; ils nousparurent plus gros qu’aucun de ceux que nous euf-fions encore vu ; leur plumage eft d’un blanc vif, &la queue eft compofée de deux longues plumes. La va-riation de la boufTole avoit changé fa dire&ion, & elleétoit de 19 d O.
Le 26, deux gros oifeaux voltigèrent autour duvaifteau; ils avoient, avec un plumage noir, un collierde plumes blanches ; leurs aîles étoient très-étendues,& leur queue étoit garnie de longues plumes ; ilsavoient le vol pefant, ce qui me fit croire qu’ils étoientd’une efpèce qui ne s’écarte pas loin des côtes. Jem’étois flatté que nous aurions les vents alifés au S.E., avant d’avoir couru fix degrés au Nord de Ma-fafucro , mais les vents fouffloient conftamment duNord, quoique des lames d’une hauteur extraordi-naire nous vin fient du S. O. ; notre latitude étoit de1 6 d <5 <5 7 S. , la longitude de 127 d <$5 ' O., & ici l’ai-guille aimantée ne marquoit aucune variation.
I,e 28 , deux gros oifeaux d’une grande beauté ,volèrent au-deft'us du vaifteau, l’un avoit le plumageblanc nuancé de brun , celui de l’autre étoit noir ta-cheté de blanc; ils fe feroient pofés fur nos verguesfi le roulis du vaifleau ne les eut pas effrayés.