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1 (1774)
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104
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nvwa

Ann. 176;.Mars.

104 Voyage

heures les deux vaiffeaux vinrent a I ancre dans la baiequi eft à lEft. La houle y étoit prodigieufe ; maisnous nous croyions encore trop heureux davoir pugagner un mouillage. Nous étions déjà parvenus deuxfois à quatre lieues de la baie Tucfday ( Mardi ) , &deux fois nous en avions été jettés à dix & douzelieues, par des tempêtes telles que je nen navois jamaiséprouvées.

J e dois faire obferver que quand la faifon eft tropavancée , le paffage du détroit devient une entreprifenon moins difficile quhafardeufe. La violence desvents & des tempêtes, la rapidité des courans & lim-pétuofité des lames, les plus fortes pluies & des bru-mes ft épaifles , quon ne voit pas les objets k deux lon-gueurs de navire, rendent cette navigation impraticable.

Dans ce même jour, le cable de notre fécondéancre sétant trouvé confidérablement endommagé ,nous le Coupâmes à lépiffùre, & nous en étalinguâ-mes un autre que nous fourrâmes avec du vieux cor-dage, à 8 braffes depuis létalingure.

Le lendemain, 28, dans laprès midi, le cable dela fécondé ancre que la Tamar avoit mouillée , futcoupé fur le fond , le vaifîeau chafîa en cote , & futporté à une très-petite diftance de quelques rochersqui bordent le rivage orientai de la baie, contre les-quels il fe feroit infailliblement brifé en touchant.

Le 19, à fept heures du matin, nous levâmes notreancre daffourche , dont le cable sétoit fort endom-magé fur le mauvais fond nous étions mouillés.

Nous