du Capitaine B y r o n. 10/
Nous fûmes obligés d’en couper près de 2 G braffes ,
& de le retalinguer. Environ une heure après , la Ann. 176/,
. . 1 Mars*
Tamar 3 qui étoit dans le voifînage des roches , &
qui avoir fait d’inutiles efforts pour lever fon ancre , fit
fignal d’incommodité. Je rentrai donc dans la baie, où
m’étant remis k l’ancre, j’envoyai le bout d’une hauf-
fière k bord de la Tamar , pour l’écarter des roches,
tandis qu’elle relevoit fon ancre. Nous parvînmes , k
l’aide de cette manœuvre , à l’élever au vent ; & k
midi, s’étant trouvée dans un pofte plus avantageux,
elle y refta mouillée.
Nous paffâmes la nuit dans cette fituation, & le jourfuivant, 30 , nous eûmes le matin un vent de O. N. O.,plus violent encore que tous ceux qui avoient précédé.
La mer grofîic d’une manière effrayante ; les lames quivenoient nous affaillir de tous les côtés , s’élevoient plushaut que nos mats. Comme nous avions un mauvaisfond, nous étions dans une crainte continuelle de voircouper nos cables Si cela fût arrivé, notre vaiffeau au-rois été mis en pièces fur des rochers qui étoient fous levent k nous , & fur lefquels la mer brifoit avec unefureur inconcevable & un bruit femblable k celui dutonnerre. Nous amenâmes la grande vergue & celle demifaine , mouillâmes l’ancre d’affourche , filâmes uncable & demi fur notre fécondé ancre , & après avoirparé le maître cable , nous demeurâmes ainfl affour-chés le refte du jour jufqu’k minuit, tandis que la merne ceffoit de brifer autour de nous , & d’élever deslames jufqu’au haut de nos grands haubans. Vers une
Tome I. O