Ann. 1765Mars.
98 Voyage
vage du Sud , a l’E. du Cap JSdonday , & à cinq millesenviron de diftance. Cependant , à trois heures , nousremîmes à la voile, parce que nos canots, qui avoientfondé tout autour du vailïeau , n’avoient trouvé qu’unfond de roche. La pluie étoit toujours aufli forte, &nous continuâmes à lutter contre les vents de N. O.le relie du jour & toute la nuit ; tout le monde étantfur le pont. Il n’y avoit perlonne de nous qui ne fûtpercé jufqu’aux os ; car , outre la pluie , les lamesvenoient encore nous inonder.
Le jour, 17, vint, à notre grande mortification,nous convaincre que tous nos efforts n’avoient pu nousem pêcher de rétrograder : à chaque bordée , nous avionsperdu , à caule d’un courant dont la violence nousentraînoit continuellement vers l’E IL A huit heures ,nous prîmes le parti d'arriver, & nous gouvernâmesfur la baie d'où nous étions fortis le ij , & ou à neufheures nous revinmes à l’ancre.
Les vents reftoient à l’O. & au O. N. O., fans quela marte portât un feul mitant a l'Oueft pendant le 18& le 19 Le tems fut très - mauvais , le vent en tour-mente , de fréquentes raffales & des grains violens ac-compagnés de pluie. Cependant j’avois fait partir uncanot armé aux ordres d’un Officier , pour tâcher dedécouvrir une baie fur la côte feptentrionale ; mais ilrevint fans y avoir trouvé de mouillage. Le 2.0 , nousefluyâmes un coup de vent terrible : notre vaiflèauchaffia ; fon ancre , dégagée du banc , tomba furquarante braffes ; nous nous hâtâmes de la relever, &