du Capitaine Ryron. 97
roc nud à notre arrivée ; & l’hiver prit tout d’un couppoffeffion de ces fauvages & triftes contrées. Les pau-vres Matelots fe voyoient expofés aux rigueurs dufroid, fans vêtement, & prefque continuellement per-,cés de pluies. Je fis diftribuer aux équipages , fans enexcepter les Officiers , deux balles d’un gros drap delaine -, ce qui leur fut dans cette occàfion d’une grandereflource.
unanm
Ann. 176 j-.Mars.
Le 15 , à huit heures du matin , je fignalai l’appa-reillage & nous mîmes à la voile. A trois heures après-midi , nous nous trouvâmes encore une fois à la hau-teur du Cap Monday , & à cinq , nous vînmes jetterl’ancre dans une baie fur le bord oriental de ce Cap:fa pointe nous reftoit au N. O. , diftante d’un demi-mille ; & nous avions au N. | N. O. les pointes quiforment l’entrée de la baie à l’E., nous n’étions guèrequ’à une demie encablure du rivage le plus voifin, quiétoit une Ifle baffe entre le vaiffeau & le Cap.
A fix heures du matin, du 1 6 , nous appareillâmes ,& nous nous apperçûmes qu’une patte de notre ancred’affourche s’étoit rompue. Les vents étoient à l’O. N.O., & la.pluie ne difcontinuoit pas. A huit heures, unfort courant nous entraînoit vers l’Eft , & à midi , leCap Monday nous reftoit à l’O. N. O. à deux millesde diftance. La Tamar qui étoit fous le vent , rega-gna la baie & s’y remit à l’ancre. Pour nous , nousperfiftions inutilement à nous foutenir, toutes les bor-dées nous étoient défavorables. A deux heures, nouslaifsâmes retomber l’ancre , par 18 braffes, fur le ri-
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