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1 (1774)
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du Capitaine Byron. 99

au moyen dun ancre à jet , nous ramenâmes notre

vaifîeau fur le banc. A>m ' 176

Mars.

Le jour fuivant, 21, à huit heures, le vent variantde lO. N. O. au S. O., nous appareillâmes & forâ-mes encore une fois de la baie. Le courant portoit tou-jours à lEft avec la même force : cependant à midinous trouvâmes que nous avions fait un mille & demidans une direction oppofée. Les vents commencèrentalors à varier du S. O. au N. O. , & à cinq heuresle vaifîeau avoir gagné au vent environ quatre milles;mais il ne fe préfèntoit aucun mouillage que nouspufïions atteindre, & le vent ayant calmé , nous fû-mes entraînés à lOuefl avec toute la rapidité ducourant. Néanmoins, fur les fix heures, nous réufli-mes à mouiller par 40 braffes deau, fur un très-bonfond, dans une baie fituée k lOueft, & à deux millesenviron de celle donc nous avions fait voile le matin.

Nous pafsâmes une nuit fort défagréable. La merétoit fi houleufe , & nous nous trouvions tellementmoleflés, que quoique le vent fût toujours O. S. ( h ,nous levâmes lancre le jour fuivant, 22, k huit heu-res du matin , & reprîmes notre route. Une pluiecontinuelle fe joignoit au courant & au vent contrai-res pour aggraver nos fatigues. Tant de fujets de dé-couragement ne rallentirent point lardeur de nos Ma-telots qui étoient tout trempés. La gaieté ne les aban-donna pas un inftant, & ce quon nauroit ofé efpé-rer , ils jouiffoient tous de la meilleure fanté.

Dans ce même jour , nous eûmes la fatisfaélion

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