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Ann. 176^.Mars.
90 Voyage
vèrent rompues ; nous n’eumes point de fond jufqu’ùtrois heures , que nous dérivâmes fur 16 brades àl’entrée du canal Saint-Jérome. Le vent s’étant encorerenforcé, nous laiflâmes tomber notre fécondé ancreSc filâmes la moitié d’un cable; le vaiffeau prit unefkuation fi critique, que nous nous trouvâmes fur 5brades d’eau, & environnés de brifans ; nous laiffâ-rnes tomber à pic l’ancre d’affourche. A cinq heuresvoyant la marée courir à POueft, & le vent devenirplus maniable , nous relevâmes nos deux ancres, &nous gouvernâmes au plus près du vent ; à 10 heuresnous trouvâmes que" la marée reverfoit dans l’Eft, enconféquence nous envoyâmes un canot pour chercherun mouillage qu’il trouva dans une baie fur le rivagefeptentrional à l’Eft du Cap Quad, dont elle eft éloi-gnée d’environ quatre milles, ayant dans fonvoifinagequelques Idots, nous fîmes tous nos efforts pour ga-gner cette baie ; mais nous ne pûmes jamais vaincrela marée qui en fortoit avec impétuodté ; & à midinous gouvernâmes fur la rade d'York, fituéeà l’em-bouchure de la riviere Batchelor, où nous mîmes àl’ancre une heure après.
Le lendemain 14, à fix heures du matin , nousappareillâmes & fortîmes de la baie avec le flot ,dont la direction étoit la même que le jour précédent ;mais n’ayant pu gagner un lieu propre au mouillage,nous vînmes à midi reprendre la podtion de la veille ;je faids cette occafion de reconnoître la riviere Bat-chelor. Je m’embarquai dans une ïole; & je remontaicette riviere l’efpace de quatre milles ; dans quelques