du Capitaine Byron. 91
endroits je la trouvai large & profonde, & l’eau eneft bonne ; mais près de fon embouchure l’eau y eft ^
fi baffe avant le flot, qu’il feroit difficile au plus petitcanot d’y paffer fans toucher.
Le jour fuivant 5 , à flx heures du matin, nousremîmes à la voile : à huit heures il fit fi calme, quenous fûmes obligés de nous faire remorquer par nosbâtimens à rames ; cependant la marée commença furles onze heures , elle portoit fi fortement à l'Oueftque nous ne pûmes jamais gagner la baie que lecanot avoit reconnue le jour précédent fur le rivagefeptentrional : c’eft un excellent mouillage , où fixvaiffeaux peuvent y être commodément à l’ancre.
Nous fûmes donc obligés de mouiller fur un bancnotre ancre de toüe par 45 braffes , le Cap Quadnous reliant à O. S. O., à la diftance de cinq oufix.milles; la pointe méridionale de rifle , qui eft àl’Eft du Cap , dans la même dire&ion, & une rocheremarquable fur la côte feptentrionale, au N. * rumbà l’O., diftante d’un demi-mille : on a en cet endroitjufqu’k 7<) braffes d’eau , tout près même du rivage.
Dès que nous fûmes à l’ancre , j’envoyai un Officier àla recherche d’une baie dans la partie de l’Oueft; maisce fut fans fuccès.
N ous fûmes en calme le refte du jour & toute lanuit. La marée porta vers l’Eft , depuis l’inftant denotre mouillage jufqu’au l’endemain fix heures dumatin que nous levâmes l’ancre , & tâchâmes de ga-gner à l’Oueft en nous laiiant remorquer par nos bâ-
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