du Capitaine Byron. 79
l’aflurer du mieux qu’il feroit poffible , efpérant qu’on "*pourroit trouver dans le détroit une pièce de bois pro- Ann - 176 f-pre a lui en faire un meilleur.
Le 13 , la Floride, étant réparée, je fis paffer à fonbord un de mes bas-Officiers qui avoit une parfaiteconnoifiTance du détroit, avec trois ou quatre de mesMatelots pour l’aider à manœuvrer ; je lui prêtai en-core deux de mes canots , & je pris les fiens , quifurent réparés à bord ; j’ordonnai alors au Maîtred’appareiller, & de faire de fon mieux pour gagner lePort Famine. Je ne doutai pas que je ne la rejoigniffelong-tems avant qu’elle n’y arrivât, me propofant dela fuivre auffi-tôt que la Tamar feroit prête. Je favoisdéjà du Capitaine Mouat que le charpentier & le fer-rurier avoient travaillé avec tant de diligence à la répa-ration de fon gouvernail, qu’il feroit prêt dans le jour.
Le lendemain, 14 , dans la matinée, nous appa-reillâmes du Port Defiré , & quelques heures après ,étant à la hauteur de l’Ifie des Pingoins , nous apper-cûmes la Floride fort loin dans l’Eft.
Le 1(5 , fur les fix heures du matin , nous eûmes lavue du Cap Beautems dans l’O. S. O. , diftant de cinqou fix lieues ; & à neuf heures , nous découvrîmes auN O. un vaifi’eau.
Le 17 , à fix heures du matin , nous eûmes con-noiffance du Cap des Vierges , il nous reftoit au Sud,à la diftance de cinq lieues ; nous fîmes route pourle ranger, & le vaiffieau apperçu fit la même route.