74 Voyage
ph'm } & nous fîmes cinq lieues dans la direction deAnn. i 7 6;. l’E. N. E. Depuis le Cap Tamar jufqu’au Cap Dau-Jaiwer. pfcn f diflance d’environ huit lieues , la terre forme,à ce qu’il rne parut, un grand enfoncement, que j’ap-pellai Canal dcCarliJle ; mais nous apperçûmes bientôtque cet enfoncement é.toit l’entrée du détroit qui fépareles deux principales Mes. Depuis le Cap Dauphin nousprolongeâmes la côte en gouvernant à l’E. 4 N. E. l’ef-pace de fix lieues, jufqu’à une pointe de terre, baffe& plate, & alors nous mîmes à la cape. Pendant toutecette navigation _, la terre , en grande partie, reffem-bloit au rivage oriental de la côte des Patagons. Ellen’offre à l’œil que des Dunes , fans un feul arbre , &çà & là de hautes touffes de joncs & de glaieuls quenous avions déjà vues au Port Egmont. J’ofe répon-dre de l’exaélitude de ce relèvement ; car j’ai prefquetoujours prolongé le rivage à la diftance de deux mil-les , &. s’il y avoit eu un arbfîffeau feulement de la grof-feur d’un grofelier , il ne m’auroit pas échappé. Cettenuit nous eûmes 40 braffes d’eau , fond de roche.
Le lqndi, 28, à quatre heures du matin, nous fîmesvoile ; la pointe de terre baffe nous reftoit au S. E. ~E. diftante de cinq lieues, & à cinq heures & demieau S. S. E. , éloignée de deux lieues ; nous portâmesalors à l’E. S E. l’efpace de cinq lieues jufqu’à troisMes baffes, diftantes de la terre d’environ deux mil-les. De ces Mes , nous gouvernâmes S. S. E. l’efpacede quatre lieues, jufqu’à deux autres Mes baffes, éloi-gnées d’environ un mille de la terre. Entre ces Mes