Ann. 1765-.Janvier.
du Capitaine Byron. 73
Frézier les appella les Malouines ; & ce nom leur a étédepuis confervé par les Efpagnols.
Après avoir féjourné dans la baie que j’avois nom-mée le Port Egmont, jufqu’au dimanche 27 Janvier,le vent étant à l’O. S. O., nous appareillâmes à huitheures du matin ; mais nous étions à peine hors duPort que le vent fraîchit confidérablement, & il feforma une brume li épailfe , que nous 11e pouvionsappercevoir les Mes pierreufes dont j’ai parlé. J’auroisfouhaité d’être encore à l’ancre dans le Port que jevenois de quitter ; mais, à ma grande fati^fadion, jevis en un moment le tems s’éclaircir ; le vent reftatrès-frais tout le jour. A neuf heures , l’entrée de labaie du Port Egmont nous reftoic à i’E. S. E., à ladiftance de deux lieues ; les deux Mes baffes au N.E. N. , diftantes de trois à quatre milles ; & l’Mepierreufe à l’Oueft ^ d 30'N., éloignée de trois lieues.A dix heures , nous avions les deux Mes baffes au S.S. E., diftantes de quatre ou cinq milles, & alors nousprolongeâmes la côte orientale : après avoir couruprès de cinq lieues , nous eûmes la vue d’un Cap re-marquable, & d’un rocher qui en étoir voifn dans TE.S. E. 3 d E., & à la diftance de trois lieues. Je donnaià ce Cap le nom de Cap Tamar. Après avoir en-core couru cinq lieues du même rumb, nous décou-vrîmes un rocher, éloigné de la terre d’environ cinqmilles dans le N. E. , à la diftance de quatre à cinqlieues. Je le nommai Ediflone ; alors je gouvernai entrece rocher & un Cap qui reçut le nom de Cap Dau~
Tome 1 . K