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Capitaine Byron. 75
la terre forme un grand enfoncement que je nommai
Canal de Berkeley . On appercoit dans la partie méridio-
J ri 1 . Janvier.
«ale de cet enfoncement une ouverture qui a l appa-rence d’une baie ; environ à trois ou quatre milles auSud de la pointe méridionale, & à la diftance d’à-peu-près quatre milles du Continent, on voit s’élever quel-ques rochers au-delius de l’eau , fur lefquels la merbrife avec fureur. Lorfque nous arrivâmes a la hauteurde ces brifâns , nous gouvernâmes S. O. S. l’efpaccd’environ deux lieues ; & alors la terre la plus méri-dionale que nous vidions, & que je pris pour la partiela plus méridionale des Illes Falkland , nous refteit àl’O. S. O., diftante de cinq lieues.
La côte commencoit maintenant à devenir très-
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dangereufe. On trouva à cette hauteur des rochers &des brifans dans prefque toutes les directions a unegrande diftance du rivage. Le pays aufti y prendun afpeét plus fauvage , & ne montre qu’une côtearide & défoléé ; les terres les plus élevées ne fontque des rocs nuds & efearpés , dont le coup-d’œil eftaufti affreux que celui que préfentent la Terre de Feudans le voifinage du Cap Horn . Comme la mer deve-noit horriblement groffe , je craignis qu’elle ne nousaftâlât fur la côte que nous avions fous le vent, d’oùnous aurions eu toutes les peines du monde à nousrelever ; en conféquence , je revirai de bord vent de-vant, le Cap au Nord ; la latitude de la pointe la plusfeptentrionale que nous euiïions en vue, étant de 51 d3' S. Jufqu’alors nous avions prolongé la côte pendant
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