quipage un excellent dejeuner ; c etoit une foupe degruau & de céleri fauvage. Nous ne bornâmes pasnotre attention à nos feuls befoins : le Chirurgien dela Tamar choifit un terrein près de l’aiguade , l’envi-ronna d’une berge , & y planta divers légumes , quipourront être utiles h ceux qui viendront relâcher dansce port. Je pris pofleflion de ce Port & des Ifles adja-centes , appellées Mes Falkland 3 au nom du Roi dela Grande-Bretagne. On ne peut prefque pas douterque ces Mes ne foient la même terre à laquelle Cowleya donné le nom d’Me Pepys.
Dans la relation qu’on a publiée de Ton voyage,il dit : » Nous dirigeâmes notre route au S. O. juf-» qu’à ce que nous parvînmes à la latitude de 47 de-a grés, où nous vîmes la terre dans FER. Cette terre ,» jufqu’alors inconnue , eft une Me; elle étoit inha-yy bitée , & je lui donnai le nom d’Me Pepys. Je layy trouvai très - commode pour fervir de relâche auxyy vaifleaux qui voudroient faire de l’eau & du bois ;» elle a une très-belle baie , où mille vaifleaux peu-jy vent être à l’ancre en fûreté. On y voit un nombreyy prodigieux d’oifeaux , & nous jugeâmes que la côteyy devoit être très-poiflonneufe, à l’infpecbon du fondyy qui eft de roche & de fable. «
A cette relation eft jointe une carte de I’Ifle Pepys,où l’on a donné des noms aux pointes & caps les plusremarquables. Cependant il paroît que Cowley n’a vuCette terre que dans l’éloignement;,car il ajoute : » La.yy violence du vent étoit telle, qu’il nôus futimpoflible