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Capitaine Byron. 67
fus fâché; j’aurois mieux aimé qu’on l’eût pris vivant:j’ofe dire que ce n’eût pas été une cbofe difficile , fi ^nn.nous euffions été prévenus de fon attaque. A quelquediftance que ces animaux apperçufîènt nos gens , ilscouroient immédiatement fur eux ; & dans ce mêmejour on en tua jufqu’à cinq. Ce quadrupède , auquelnos équipages donnèrent le nom de loup, a beaucoupplus de reffemblance avec le renard , excepté dans fataille & dans la forme de fa queue , ii eft de la grof-feur d’un chien ordinaire , fes dents font longues &tranchantes : on en trouve un grand nombre fur cettecôte ; il ne feroit peut - être pas aifé de dire commentils y font venus, car ces Ifles font éloignées du conti-nent au moins de cent lieues. Ils fe creufent des ter-riers comme font les renards. Autour de ces trous ,nous avons fouvent vu épars des membres de loupsmarins & des peaux de pingoins qu’ils dévorent. Nosgens, pour fe défaire de ces animaux , mettoient lefeu aux herbages, «5c la campagne en étoit embraféependant plufieurs jours : on voyoit alors ces ani-maux courir çk & la , pour chercher une autre re-traite. En plufieurs endroits je fis creufer la terre àdeux pieds de profondeur , pour en examiner le fol :je trouvai une terre noire, friable , & fous cette pre-mière couche un lit de terre-glaife légère.
Pendant le fejour que nous fîmes ici, nous éta-blîmes fur le rivage la forge de l’armurier , & nous yfîmes quantité d’ouvrages de fer qui nous devenoientnéceffaires. On donnoit tous les jours aux gens de l’é-
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