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' du Capitaine Byron. 6$
milles. Nous eûmes alors 1 6 brafîes d’eau , fond deroche ; mais arrivés à la hauteur de cette ifle nous eneûmes %o brades, fond d’un beau fable blanc. La côtedepuis cette ifle gît E. ~ S. E. dans un éloignementd’environ fept ou huit lieues, où font deux Ifles baffesqui forment la terre la plus orientale qu’on apper-çoive. A huit heures , nous vîmes une ouverture quiavoir l’apparence d’une baie, dans l’E. S. E. à la dis-tance de deux ou trois lieues. D’après cette découverte,nous mîmes en travers & nous envoyâmes un canot dechaque vaifleau pour reconnoître cette enfoncement ;mais le vent ayant fraîchi, le ciel enbrumé & unetrès - forte pluie nous obligèrent de mettre le capau large ; & ce ne fut qu’avec une extrême difficultéque nous réuflimes à éviter les deux ifles baffes quenous avions à l’Eft. La mer étoit très - houleufe ,& j’avois les plus vives appréhendons que cette tem-pête ne nous devint funefte, ainfi qu’a nos canots quife trou voient à la merci des vagues. Cependant, fur lestrois heures après-midi, le ciel s’éclaircit; je revirai debord vent devant , & je gouvernai de rechef fur l’ou-verture dont nous nous étions forcément éloignés.Bientôt j’apperçus un des bateaux, quoiqu’il fût à unetrès-grande diftance & fous le vent à nous. Je dérivaiimmédiatement vers lui; c’étoit le canot de la Tamar ,commandé par M. Grudman , fécond Lieutenant ,qui, après avoir reconnu l’ouverture & y avoir pristerre, s’étoit expofé au mauvais tems & à l’impétuofitédes lames, pour venir m’informer que cette ouvertureétoit une baie très - commode. Auffitôt nous portâmesle cap fur cette baie , & nous trouvâmes qu’elle fur-
Ann. 1765Janvier.