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1 (1774)
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51
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du Capitaine Byron. 51

plumage. Il ny avoit point de jour que je ne tuafîèplus doies & de canards quil nen falloit pour fervir A^nn. 1764*ma table. Chacun à bord pouvoit en faire de même :nous avions de toutes les efpèces de poifîons en abon-dance ; & lon en prenoit journellement au-delà de cequil étoit néceffaire pour nourrir les deux équipages.

Pendant notre féjour dans le Port Famine , étantprefque toujours à terre , jai fouvent fuivi les tracesque les bêtes féroces avoient laiifées fur le fable ;mais il ne meft jamais arrivé den appercevoir : jaitrouvé aufli plufieurs cabanes, & pas un feul Indien.

Le pays entre ce Port & le Cap Forward , qui eneft éloigné denviron quatre lieues, eft on ne peut pasplus agréable. La terre femble propre à produire toutesles plantes utiles ; elle eft arrofée par trois belles riviè-res & plufieurs ruifleaux.

J e vins un jour attérir au Cap Forward : javoisdabord eu deflein daller plus loin ; mais le tems devintfi mauvais & la pluie fi violente, que nous nous tîn-mes très-heureux davoir gagné ce Cap, nous fîmesun grand feu pour fécher nos habits , qui étoient trem-pés. Les Indiens étoieht partis fi récemment de len-droit nous nous arrêtâmes , que le bois , quilsavoient laiffé à demi-brûlé, ils avoient fait leur feu,étoit encore chaud. Nous avions à peine allumé notrefeu , que nous en vîmes briller un autre fur la riveoppofée de la Terre de Feu. Cétoit probablement unlignai que nous aurions entendre fi nous eullionsété Américains. Après avoir féché nos habits & pris

Gij