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du Capitaine Byron. 51
plumage. Il n’y avoit point de jour que je ne tuafîèplus d’oies & de canards qu’il n’en falloit pour fervir A^nn. 1764*ma table. Chacun à bord pouvoit en faire de même :nous avions de toutes les efpèces de poifîons en abon-dance ; & l’on en prenoit journellement au-delà de cequ’il étoit néceffaire pour nourrir les deux équipages.
Pendant notre féjour dans le Port Famine , étantprefque toujours à terre , j’ai fouvent fuivi les tracesque les bêtes féroces avoient laiifées fur le fable ;mais il ne m’eft jamais arrivé d’en appercevoir : j’aitrouvé aufli plufieurs cabanes, & pas un feul Indien.
Le pays entre ce Port & le Cap Forward , qui eneft éloigné d’environ quatre lieues, eft on ne peut pasplus agréable. La terre femble propre à produire toutesles plantes utiles ; elle eft arrofée par trois belles riviè-res & plufieurs ruifl’eaux.
J e vins un jour attérir au Cap Forward : j’avoisd’abord eu deflein d’aller plus loin ; mais le tems devintfi mauvais & la pluie fi violente, que nous nous tîn-mes très-heureux d’avoir gagné ce Cap, où nous fîmesun grand feu pour fécher nos habits , qui étoient trem-pés. Les Indiens étoieht partis fi récemment de l’en-droit où nous nous arrêtâmes , que le bois , qu’ilsavoient laiffé à demi-brûlé, où ils avoient fait leur feu,étoit encore chaud. Nous avions à peine allumé notrefeu , que nous en vîmes briller un autre fur la riveoppofée de la Terre de Feu. C’étoit probablement unlignai que nous aurions dû entendre fi nous eullionsété Américains. Après avoir féché nos habits & pris
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