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w in. ' m i n.^.MM cement flot ; parce qu’à marée baffe, on trouve
Ann. x 7 6 4 . tr è s _p eu d’eau dans une étendue d’environ } de mille.
Je remontai cette rivière dans mon canot jufqu’à quatremilles au-deffus de fon embouchure ; mais les arbresque la violence des vents y fait tomber , ne me per-mirent pas de paffer plus haut : il ne feroit pas feule-ment difficile, mais encore très-dangereux de le tenter.Le flot occafionne dans cette rivière un courant très-rapide, & plufieurs troncs d’arbres reftent cachés fousl’eau. Mon canot ayant donné dans un de ces troncs,fut percé du coup qu’il reçut, & en un inftant il feremplit d’eau: nous nous hâtâmes de gagner le rivage,où nous eûmes bien de la peine à l’échouer ; là nousréufsîmes à boucher fa voie d’eau fuffifamment pourle mettre en état de regagner l’embouchure de la rivière,où il fut réparé par le Charpentier.
Les bords de la Sedger font plantés de grands &fuperbes arbres : je ne penfe pas qu’on en puiffe jamaisvoir d’une plus belle élévation ; & il eft certain qu’ilsferoient très-propres à fournir nos plus gros vaiffeauxd’excellens mâts. Dans le nombre de ces arbres, il yen a qui ont plus de huit pieds de diamètre, ce quifait en proportion plus de vingt-quatre pieds de cir-conférence : de manière que quatre hommes en fe joi-gnant les mains ne pourroient pas les embraffer. Lepoivrier & l’écorce de Winter font ici très-communs.Ces beaux arbres, malgré la rigueur du climat, fontencore embellis par la préfence d’une foule innombra-ble de perroquets & d’autres oifeaux d’un magnifique