Ann. 1764.Décemb.
du Capitaine Byron. 49
de fond , que lorfqu’on en eft très-près. Il convientd’ufer d’une grande circonfpe&ion en s’approchant duPort Famine , fur-tout fi l’on s’avance vers le Sudjufqu’à la hauteur de la rivière d eSedger) parce que lefond s’élève fubitement de 30 brades à xo , a 15 & juf-qu’à n: & environ à deux encablures plus loin, quoi-qu’à plus d’un mille du rivage, on n’a guère que neufpieds d’eau à mer baffe. Si en prolongeant la pointeSainte-Anne on la ferre de près , on trouve d’abordun fond fuffifant ; mais comme il s’élève fubitement,il feroit dangereux , lorfqu’on n’a plus que 7 brades, des’en approcher davantage. Le décroic n’a pas ici plusde quatre lieues de largeur.
Le lendemain , 27 , à midi , n’ayant eu que très-peu de vent & des calmes , nous vînmes jetter l’ancredans la baie Famine , près du rivage , où nous noustrouvâmes dans une fituation très-favorable & très-conforme à nos befoins. Nous étions a l’abri de tousles vents , à l’exception de celui de S. E. qui foufflerarement , & fi un vaiffeau venoit à chaffer en côtedans l’intérieur de la baie, il ne recevroit aucun dom-mage , parce qu’il y règne un fond doux. Il flotte lelong des côtes une quantité de bois adèz confidérablepour en charger aifément mille vaidèaux ; de forte quenous n’étions point dans le cas d’en aller couper dansla forêt.
L’eau de la Sedger] qui fe décharge dans la baie,eft excellente ; mais les bâtimens à rames ne peuventguère la remonter que deux heures après le commea-Tome. L G