48 Voyage
Le xj, jour de Noël , après deux obfervations deAnn. 1764. Ja ] iauteur d u foleil , nous trouvâmes que la pointeecemb. $ an jy ^toic fttuée au 53 d 10' de latitude S. A huitheures du matin , nous levâmes l’ancre, & ayant courucinq lieues dans la direction du S. S. E, ~ rumb àl’Eft , nous laifsâmes tomber l’ancre par 32 brafl'esenviron à un mille du rivage : la pointe méridionalede la baie d 'Eau-Douce nous reftoit alors N. N. O. àla diftance d’environ quatre milles ; & la terre la plusméridionale au S. E. ~ S. En cottoyant le rivage , nousne trouvâmes point de fond avec une ligne de 60 braf-fes , à deux milles environ de la côte ; mais à la diftanced’un mille , nous eûmes depuis 20 jufqu’à 30 braftes,Dans les Sy^ygies, à la hauteur de la baie à'Eau-Douce,le flot commença à midi ; le courant eft peu rapide,mais les eaux montent beaucoup.
Le 26 , à huit heures du matin , nous levâmes l’an-cre avec un vent E. N. E., & nous gouvernâmes auS. S. E. pour arriver au Port Famine. A midi , lapointe Sainte-Anne , qui eft la pointe la plus fepten-trionale de ce Port , nous reftoit S. S. E. rumbà l’Eft, à la diftance de trois lieues. En prolongeantcette côte à deux ou trois milles de diftance , nouseûmes une mer très - profonde , jufqu’à un mille prèsdu rivage où la fonde nous donna 2*5 ou 30 bralTes.De la pointe Sainte-Anne part une chaîne de rochersqui s’étend dans le S. E. j E. l’efpace d’environ deuxmilles ; & à la diftance de deux encablures de ce récif,on paffe fubitement de braftes à 3 5 &: à. 20. La pointeSainte-Anne eft très-efearpée ; la fonde ne trouve point