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Capitaine Byron. 39
voient point dans un morceau de verre ou de diamantfaçonné , le ligne repréfentatif des autres biens ter-reftres , mais fimplement un objet de parure , qui nepeut conférer aucune efpèce de fupériorité.
Néanmoins les Indiens, que je venois de décorer,n’étoient pas entièrement étrangers à ces bagatellesbrillantes. En les confidérant avec un peu plus d’at-tention , j’apperçus parmi eux une femme qui avoitdes bracelets de cuivre ou d’or pâle, & quelques grainsde collier de verre bleu , attachés fur deux longuestreffes de cheveux qui lui pendoient fur les épaules ;elle avoit une taille énorme , & fon vifage étoit peintd’une maniéré plus effroyable encore que le refte ducorps. J’étois curieux d’apprendre d’où elle avoit euces bracelets & ces grains de raffade; je fis, pour m’eninftruire, tous les lignes dont je pus m’avifer; mais jeneréuffis pas à me faire entendre. Un de ces Patagonsme montra le fourneau d’une pipe qui étoit de terrerouge : je compris bientôt que la troupe manquoitde tabac , & qu’il fouhaitoit que je puffe en pro-curer ; je fis un ligne à mes gens qui étoient furla pointe du rivage , rangés dans le même ordre queje les avois laides ; & aufïitôt trois ou quatre d’en-tr’eux accoururent, dans la perfuafion que j’avois be-foin de leur fecours. Les Indiens , qui , comme jePavois obfervé , avoient prefque toujours eu les yeuxfixés fur eux , n’en virent pas plutôt quelques - unss’avancer, qu’ils fe levèrent tous en pouffant un grandcri , & furent fur le point de quitter la place pour
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Ann. 1764.Décemb.