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de ceux qui vivent prefqué dans l’état de nature , la7 6 4- différence du verre au diamant eft pour ainfi dire nulle;" ' d’où il fuit que la valeur que nous attachons au dia-mant eft plus arbitraire que celle que les fauvagesmettent au verre.
L’amour de la parure eft fi général, qu’on feroittenté de croire que ce penchant eft inné dans l’hom-me; mais la brillante tranfparence du verre, la formeélégante & régulière des grains de collier , font dunombre des chofes qui , d’après notre organifation ,font les plus propres à exciter en nous des idées agréa-bles ; &r quoiqu’en cela le diamant l’emporte encorefur le verre , le piî» qn’nn y attache n’eft point dutout en proportion, avec la différence qu’il peut y avoirde l’un à l’autre. Le plaifir que la poffeffion du dia-mant nous fait éprouver , eft bien moins fondé furl’éclat de ce minéral , que fur une efpèce de diftinc-tion , flatteufe pour notre vanité ; ce qui eft abfolu-ment indépendant du goût naturel, qu’affeâent d’unemanière agréable certaines couleurs & certaines for-mes , auxquelles nous donnons , par cette raifon , lenom de beauté. Nous devrions encore faire attentionqu’un fauvage eft plus diftingué par un bouton deverre , ou un grain de collier , qu’on ne peut efpérerde l’être au milieu d’une nation policée par un dia-mant, quoiqu’on ne faffe peut-être pas à fa vanité lemême facrifice ; car la propriété de fon ornement eftbien plus une marque de fa bonne fortune , que defon influence ou de fon pouvoir ; & les Indiens ne