34 Voyage
- foie fortir, & je jectai l’ancre à deux milles du rivage:Ann. 1764. c ’ e fl. ce même endroit que les gens du Usager,
Decemb. gn pa ^ ant } e détroit dans leur chaloupe, après la pertede ce vaifl'eau, virent un certain nombre d’hommes àcheval, qui arborèrent une efpèce de pavillon blanc ,en les invitant par lignes à defeendre à terre, ce qu’au-roient fort déliré les gens de la chaloupe; mais le ventqui foufïïoit avec force les obligea de s’éloigner de lacôte,& de gagner le large. Le Canonnier du Wagcr,dans une relation qu’il a publiée de fon voyage , ditqu’a la vue de cette troupe d’hommes , ils doutèrentli c’étoit des Européens qui avoient peut-être faitnaufrage fur cette côte , ou des indigènes de la con-trée des environs de la rivière Gallagoes.
A notre arrivée à l’ancre, j’obfervai avec ma lunettele même fpeélacle qu’avoient eu les gens du Usager,une troupe d’hommes à cheval , qui arburoient uneefpèce de pavillon ou de mouchoir blanc , & qui durivage nous faifoient ligne d’aller à terre. Curieux deconnoître ce peuple, je lis mettre en mer mon canot àdouze rames ; je m’y embarquai avec M. Marshall, monfécond Lieutenant , & un détachement de Soldatsbien armés. Nous nous avançâmes vers le rivage ,fuivis du canot à lix rames , fous les ordres de M.Comming , mon premier Lieutenant. Lorfque nousn’étions plus qu’à une petite dillance de la grève, nousVîmes que cette troupe fe montoit à environ 300 hom-mes , dont quelques-uns étoient à pied, & le plusgrand nombre à cheval. Ils bordoient une pointe de