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Capitaine Byron. 17
nos agrès , & à tout difpofer'pour notre prochaindépart. Le vent fut plus modéré dans l’après-midi, jedétachai un canot pour nous procurer une plus grandequantité d’eau. Les deux Matelots qui arrivèrent lespremiers au puits , y trouvèrent un gros tigre cou-ché par terre : l’animal les regarda pendant quelquetems l’un & l’autre avec beaucoup d’indifférence : ilsfurent offenfés de fe voir traiter de cet air mépri-fant qu’eut le lion pour le Chevalier de la Manche ;& n’ayant point d’armes à feu , ils commencèrent àlui jetter des pierres. Le tigre, fans daigner s’apper-cevoir de cette infulte, demeuroit tranquillement cou-ché ; mais voyant arriver le relie de la troupe , il feleva doucement & prit la fuite.
Ann. 1764.Novemb.
Le premier de Décembre, notre canot à fix rames i Décembre,fe trouvant réparé , nous le prîmes à bord ; maistoute cette journée la mer fut fi houleufe , qu’il nousfut impofiîble de faire de l’eau. Le jour fuivant nousabattîmes les tentes qu’on avoit drellëes puur l’aiguade,
& nous nous tînmes prêts à mettre en mer. Les deuxpuits , que nous creusâmes pour faire de l’eau , font à-peu-près au S. S. E. , & à la diftance de deux milles &demi du rocher pyramidal. Je fis planter près de cespuits un poteau , comme une marque plus propre àles faire découvrir , que leur relèvement.
Durant le féjour que nous fîmes dans ce Port,nous en prîmes les fondes avec un très-grand foin , &nous trouvâmes qu’auffi-loin que les vailTeaux peuventremonter le canal, il n’y a point de danger qu’on nepuiffe aifément découvrir, à marée baffe. Ce Port, où.
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