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du Capitaine Byron. ii
quelques milles plus haut; le fond ne s’en trouva pas à ;
beaucoup près fi dur qu’a l’entrée du canal , & il y Ann. 1764
. ,, - . . , JNoYemb.
avoir moins d eau. Mais le vent , qui continuoit defouffler avec furie , ne nous permit pas de chercher unautre mouillage. Nous avions découvert une petitefource, à un demi-mille environ de la rive feptentrio-nale du Port : mais l’eau avoit un goût faumâtre.
J’avois fait aufîi une excurfion de plufieurs milles dans ^les terres , où d’aufïi-loin que la vue pouvoit s’étendre,je n’apperçus qu’une contrée ftérile , nue & défolée.
Nous vîmes dans l’éloignement plufieurs guanaques ;mais nous ne pûmes jamais les approcher d’aflèz prèspour les tirer. Autour d’un étang d’eau falée , nousdiffinguâmes fur le fable les traces de divers animaux& particulièrement celles d’un gros tigre. Nous trou-vâmes aufîi un nid d’œufs d’autruche, que nous man-geâmes , & qui nous parurent un excellent mets. Ileft probable que tous les animaux dont on voit lesveftiges des pieds fur les bords de cet étang falé vien-nent y boire , car nous n’apperçûmes aucune eau douceoù ils puffent fe défaltérer. La fource d’eau faumâtreque nous avions d’abord trouvée fut la feule qu’il fûtpollible de découvrir ; ce qui nous obligea de creuferdes puits , n’y ayant dans ce lieu d’autre apparence‘d’eau que la légère humidité de la terre.
Le 24, la mer étant plus tranquille, nous vînmeschercher un mouillage à quelques milles plus haut dansle Port , où nous amarrâmes nos vaiffeaux. Les poin-tes , qui ferment l’entrée du Port, s’étendoient parrapport à nous de i’E. \ S. E. 3 d S. à l’Eft , ôc le
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