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1 (1774)
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la

Voyage

' Le fond nous avions mouillé étoit en effet duneAnm. I 7 6 4 . mauva ;f e tenue. En pareille fituation , avec un vent

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forcé , on aura toujours lieu de craindre que le vaif-feau ne foit jetté en côte , fi lon na pas eu le tems delétablir fur fes ancres. Tandis que nous étions échoués,les vents fraîchirent ; & la marée montant avec uneextrême rapidité, ce ne fut quavec des peines infinies& après quatre heures du plus pénible travail , quenous parvînmes enfin à porter une fécondé ancre pournous relever , & que nous mîmes le vaiffeau à flot.Comme il ny avoit guère que le talon & une longueurde fix ou fept pieds de fa quille qui eufl'ent touché,'il étoit à préfumer quil navoit reçu aucun dommage:néanmoins je me déterminai à faire démonter le gou-vernail pour le vifiter.

Le vent ne calma point dans la nuit; le lendemain,2.2, dans la matinée , il parut fe renforcer ; & il nenous avoit pas encore été poflîble de lever lancre quenous avions mouillée près de la rive méridionale, danslefpoir quelle nous foutiendroit. Nous nous trouvionsdans une fituation fort critique ; le vaiffeau , nétantplus tenu que par fon ancre daffourche , commençoitde rechef à chafler en côte. La Tamar , qui étoit mouil-lée dans le canal, hâta de nous envoyer une fian-fière : aidés de ce fecours, nous levâmes lancre daf-fourche , nous fortîmes du péril qui nous menaçoit, &nous parvînmes à remouiller lancre fur un meilleurfond, dans lattente dun moment plus favorable pouramarrer convenablement notre vaiffeau.

Le jour fuivant , 23 , jenvoyai fonder le Port à