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Capitaine Ryron.
dans la partie du Sud, nous retarda considérablementdans notre route.
Nous continuâmes d’obferver , à notré grandemortification , que notre carène doublée de cuivre,écartoit les poiffons de notre bord ; & quoique dansces latitudes les vaiffeaux fourniffent ordinairement uneabondante pêche , nous ne parvînmes h prendre quede l’efpèce connue fous le nom de Goulu de mer.
Il ne nous arriva rien qui puifTe intérefTer la curio-lîté de nos Navigateurs, jufqu’au n Septembre, que,fur les trois heures après-midi, nous eûmes la vue duCap Frio fur la côte du Bréfil. Le 13 , vers midi,nous vînmes mouiller dans la grande rade de Rio-Janéiro , par 18 brafTes de profondeur. Cette grandeVille, qui préfente un très-beau coup-d’œil, eft gou-vernée par le Viceroi du Bréfil , dont l’autorité eftillimitée. Lorfque je vins lui faire vifite , j’en fus reçuavec le plus grand appareil .• environ foixante Officiersétoient rangés devant le palais ; la garde étoit fous lesarmes ; c’étoit de très-beaux hommes , très-bien tenus.Son Excellence , accompagnée de la première No-bleffe, vint me recevoir fur Pefcalier. Je fus falué parquinze coups de canon , tirés du Fort le plus voifin.Nous entrâmes enfuite dans la falle d’audience, où,après une converfation d’un quart - d’heure , je priscongé , & fus reconduit avec les mêmes cérémonies.Le Viceroi m’offrit de me rendre vifite à une maifonque j’avois louée fur le rivage mais je le priai de s’endifpenfer , & bientôt après je revins à bord.
Ann. 1764.Août.
ii Septemb.