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du Capitaine Byron. 3
fui : je le fis faluer de onze coups de canon, que le Fortrendit.
A notre arrivée à Madère, nous trouvâmes la Cou-ronne , vailfeau du Roi & le Sloop Je Ferret , qui étoientà l’ancre : ces deux vaiflèaux , voyant la flamme decommandement à bord du Dauphin , nous faluèrentde leur artillerie.
Après avoir pris à bord divers rafraichiflemens,& particulièrement une grande quantité d’oignons ,nous appareillâmes le 19, & pourfuivîmes notre route.Le zi , nous eûmes connoiflance de Tille de Palme ,une des Canaries.
Nous obfervâmes que depuis le Cap Li^ard aucunpoiflbn n’avoit fuivi notre vaifl'eau. J’en attribuai lacaufe à ce que fa carène étoit doublée de cuivre. Versle 26, notre eau commença à fe corrompre : nous lapurifiâmes au moyen d’une machine que nous avionsembarquée à ce lujet ; c’efl: une efpèce de ventilateur,par lequel on force l’air de pafler à travers leau dansun courant continuel & aulli long-tems qu’il efl: né-ceflaire.
Le befoin d’eau nous fit fonger à mouiller à unedes illes du Cap Derd. Le vj , nous découvrîmes 1 filede Sel. Nous vîmes alors plufieurs tortues ; je fismettre Tiole en mer pour en prendre ; mais elles s’é-chappèrent avant qu’on pût les atteindre.
Dans la matinée du 28 , nous nous trouvâmestrès-près de Tille de Buona-Vifla y le lendemain , à la
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Ann. 1764.Juillet.