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Voyage
Tamar , que j’avois eu ordre de prendre fous monAnn. 1764. cornman( J erne nc. En defcendant la Tamife , le Dauphintoucha : cet accident m’obligea de relâcher à Plymouth,où ce vaiffeau fut mis en carène ; mais on ne s’apper»eut pas qu’il eut été endommagé.
Durant mon féjour a Plymouth , je fis quelquechangement dans les gens de l’équipage ; je leur donnai3 Juillet, d’avance deux mois de paye ; & le 3 de Juillet, je fisvoile, de cette rade, après avoir arboré la flamme decommandement.
Le 4, nous nous trouvâmes à la hauteur du'CapLiçard. Un vent frais favorifoit notre marche , maisnous vîmes avec chagrin que la frégate portoit mal lavoile.
Dans la nuit du 6 , l’Officier du premier quart vitun phénomène extraordinaire , allez reflemblant à unvailfeau en feu : ce feu , qu’il diflinguoit dans l’éloi-gnement, dura près d’une heure & enfuite difparur.
Le foir du iz , nous découvrîmes les rochers quifont près de Madère , & que nos gens appellent lesDéjèrteurs , du nom françois de Déjerts ou Dé fer tes ,qui leur a été donné à caule de leur alptét fauvage &ftérile. Le jour luivant , nous arrivâmes à la rade deFonchal , où nous mouillâmes vers les trois heuresaprès-midi.
' Le 14 au matin , je me rendis chez le Gouverneur,qui me reçut avec po I:telle & me fit faluer d'onze coupsde canon , qui furent rendus de mon bord. Il vint lelendemain ,15, me faire vifite dans la maifon du Cun-