ÉCOLE DE FERRARE.
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signaler une seule dont l’attitude et l’expressionsoient véritablement indécentes.
Si une si courte faveur avait pu souiller uneâme comme la sienne, le pieuse tâche qu’il pour-suivait dans le couvent de Saint-Bernardin et quilui était devenue encore plus chère depuis queses deux filles y étaient entrées, aurait suffi pourlaver cette souillure, quand une cécité complètevint le condamner à une inaction qui l’avait tanteffrayé de loin. Sa sérénité n’en fut point altérée,et les dix longues années qu’il passa dans uneprivation complète de la lumière, ne furent per-dues que pour son art. Outre les progrès de lavie intérieure, il put tirer de son malheur ungrand avantage, celui de ne pas voir de ses propresyeux les symptômes de décadence qui apparais-saient de toutes parts dans les ouvrages d’imagi-nation, et particulièrement dans la peinture. CeGirolamo Carpi dont il avait espéré faire soncontinuateur, avait mieux aimé spéculer sur lacorruption de la cour ducale, et cette spéculationl’avait si bien absorbé, qu’on voyait à peine unseul tableau religieux de lui dans les églises deFerrare.
Digne rival de Dosso Dossi dans la faveur duprince et dans les moyens de la conserver, il sutencore l’égaler par la quantité de ses œuvresobscènes ou serviles. Nul artiste de cette époque