l’art chrétien.
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Médicis, qui, à la vérité, eut sur la premièrel'immense avantage de dominer successivement àFlorence et à Rome, c’est-à-dire dans la capitaleintellectuelle et dans la capitale religieuse del’Itatie.
La famille d’Este, renfermée dans de plushumbles limites, semble avoir pris à tâche decompenser par l’activité ce qui lui manquait ducôté de la grandeur; mais cette activité fut pres-que toujours malfaisante, et jamais peut-être onne vit, dans les annales d’une maison souveraine,des vices héréditaires si nombreux et si tenaces.En vain des plumes vénales, vouées à l’adulationet au mensonge, se sont-elles efforcées de déguiserces vices ou même de les transformer en vertus ;en dépit des historiographes et de leurs patrons, lavérité se fait jour , même à travers les narrationstronquées et les appréciations mensongères, ettel historien qui célèbre avec emphase la modé-ration, la justice, la générosité de cette dynastiesans pareille, nous dévoile, souvent malgré lui, lesturpitudes dont elle se souilla durant quatre siè-cles consécutifs, sans produire un seul caractèrequi puisse racheter tant de misères (i).
(1) Voici ce que (lit l’impudent Frizzi : « I Priucipi d’Este furono« i più moderati e generosi che prima o poi vantar potesse alcunü« città d’Italia, » Memorie per la Storia di Ferrara, t. III, p. 131.