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3 (1861)
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lart chrétien.

le voir par la comparaison des deux fresquesextravagantes quils exécutèrent à droite et à gau-che de la grande porte du Dôme.

Pour rendre compte de toutes les productionsde ces pinceaux dégénérés, il faudrait mesurer lessurfaces, plutôt que compter les œuvres; car, auxfrères Campi, à Soïaro et à Camille Boccaccini, illie coûtait pas plus de peindre toute une coupole,ou même toute une église, quil navait coûté àleurs devanciers dachever un seul tableau. Lemérite de quantité étant désormais le mieux rétri-bué, il en était résulté une fureur démulationtout à fait comique et dautant plus incurable queles encouragements venaient de plus haut. Parmiles coryphées de la décadence, figuraient des car-dinaux et des évêques qui regardaient avec pitiéles naïfs produits du siècle précédent, et quiavaient plus à cœur la réforme de lart que cellede la discipline ou des mœurs. Crémone, à cetégard, fut aussi mal partagée quaucune autre villeLombarde; car, en i5a2, on lui envoya pour pre-mier pasteur, le fameux Accolti, ami, correspon-dant, et même rémunérateur de linfâme Arétin ;et. après lui, un certain cardinal Sfoodrati, recom-'mandé davance à la vénération de ses ouaillespar un joli poème quil avait composé sur lenlè-vement de la belle Hélène. Tels étaient les pa-trons, sous les auspices desquels lécole Crémo-