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l’akt chrétien.
l’année i5i5, quand ils virent les Françaisabattre une partie des murs, puis les tours desparticuliers, puis enfin toutes les anciennesportes de la ville. L’année suivante , il n’y eutpas de palmes distribuées au peuple le dimanchedes Rameaux , les processions furent interrom-pues par des tempêtes qui emportaient les toitsdes maisons, et l’effet de ces tristes présagesfut renforcé bientôt après par les prédicationsétranges d’un moine Franciscain de onze ans, etpar l’apparition de trois soleils à la fois.
La victoire de Pavie n’eut pas plutôt rendu Char-les-Quint maître absolu des villes Lombardes, queles plus sombres pressentiments des Crémonais setrouvèrent réalisés tout d’un coup. Les maisons par-ticulières, les couvents, et même les églises devin-rent le théâtre des scènes les plus violentes et lesplus scandaleuses; les vases sacrés furent la ma-tière d’impudentes spéculations ou de profanationssacrilèges, surtout de la part des Luthériens Alle-mands, qui ciraient publiquement leurs bottesavec les saintes huiles (i) ; les extorsions, les vio-lences brutales et.les outrages de tout genre pas-sèrent toute mesure, quand les Impérialistes sevirent assiégés par les Vénitiens, pour le retour
(1) Ant.. Campi, lib. 3, c. 20. C’est dans l’ouvrage de cet his-torien que j'ai puisé tous les détails relatifs à l’histoire de Cré-mone.